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# Investir dans la
région MEDA, pourquoi, comment ? Acronymes AA : Accord d’Association
Evolution de la conjoncture économique dans les pays ALE : Accord de
libreéchange API : Agence de Promotion des Investissements MEDA en
2005 BEI : Banque européenne d’investissement BM : Banque mondiale CE
: Commission Européenne CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le
Commerce et le Développement CSP : Document de stratégie nationale
(Country Strategy Paper) Synthèse globale EUR : Euro Les accords
d’association et de libreéchange conclus entre les pays FMI : Fonds
monétaire international de la rive sud et est de la
Méditerranée et l’UE sont entrés en MENA : Région du Moyen Orient
et Afrique du Nord (Middle East vigueur dans tous les pays à
l’exception de la Syrie. Dans cette and North Africa) édition
2007, la Libye, qui dispose actuellement d’un statut MEPP :
Processus de paix au MoyenOrient (Middle East Peace Process)
d’observateur mais pourrait à moyen terme adhérer au partenariat MIGA
: Agence multilatérale de garantie des investissements (groupe
euroméditerranéen, a été incluse au sein de l’ensemble MEDA. Banque
Mondiale) MIPO : Observatoire de l’investissement en Méditerranée Une
croissance appréciable OCDE : Organisation pour la coopération et le
développement économiques La population totale des pays MEDA est
estimée à 265 millions ODM : Objectifs de développement du
millénaire (Millenium dhabitants en 2005, et le PIB global a
atteint 864 milliards d’USD Development Goals) (avec la Libye mais
hors Autorité Palestinienne). Le revenu national OMC : Organisation
Mondiale du Commerce brut par habitant exprimé en parité de
pouvoir dachat (PPA.) est ONG : Organisation non gouvernementale
cependant très disparate, allant de 3 847 USD par habitant pour la PIB
: Produit intérieur brut Syrie à 23 416 USD par habitant pour Israël.
PIN : Programme indicatif national PIR : Programme indicatif régional
La stabilité macroéconomique et le rythme soutenu des réformes
PME : Petites et moyennes entreprises économiques ont permis de
relever sensiblement le niveau de PMI : Programme de modernisation
industrielle revenu par tête dhabitant des pays MEDA. Audelà
des réformes PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement
en cours, ces bons résultats sexpliquent en grande partie par
RSP : Document de stratégie régionale (Regional Strategy Paper)
louverture croissante de la région et, en particulier, par son
UE : Union Européenne intégration économique accrue avec lUnion
Européenne dans le USD : Dollar des EtatsUnis ZLE : Zone de libre
échange cadre des accords dassociation. 7 #
Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la
région MEDA, pourquoi, comment ? La croissance dans les pays MEDA
suit, depuis quelques années, Des revenus extérieurs en
augmentation sensible une courbe ascendante et la tendance s’est
confirmée en 2005. Si la Si les sorties de capital restent importantes
(ordre de grandeur de 8 palme revient incontestablement à la
Turquie, dont le PIB réel a milliards d’USD par an pour les
placements à l’étranger en augmenté de 7,4% (et 8,9% en
2004), tous les autres pays n’en ont provenance du Maghreb
central, venant grossir un stock de 100 pas moins enregistré une
assez robuste croissance aux alentours de milliards, selon l’IEMed,
dividendes rapatriés par les entreprises 5%, liée à une
conjoncture mondiale favorable évolution du étrangères de l’ordre
de 1,5 milliard d’USD pour la seule Tunisie), marché pétrolier, reprise
du secteur du tourisme, augmentation des les capitaux entrants sont en
forte augmentation. Ceci en particulier fonds rapatriés par les
travailleurs et afflux d’aide extérieure lié à grâce aux IDE
(passés de moins de 10 milliards d’USD pour la des facteurs
politiques (Jordanie). En Algérie, la reprise de région en
2002 à environ 30 milliards en 2005) et aux recettes de
l’expansion du secteur énergétique s’est répercutée sur la
tourisme (qui ont plus que doublé entre 1995 12,5 milliards
croissance économique durant l’année 2005 et le taux de croissance
d’USD et 2004 28 milliards). L’aide au développement et les a
atteint 5,1%. Victime d’une mauvaise performance du secteur
transferts des émigrants plafonnent par contre à leur niveau
des agricole et de l’augmentation de la facture pétrolière en raison
de la années 2000. flambée du cours du baril, le Maroc arrive
en avantdernière position, avec un taux de 1,8% et une
croissance du PIB non Figure 2. Ordre de grandeur des
principaux revenus extérieurs de la agricole qui pourrait
dépasser 4,6% et une baisse de la valeur région MEDA ajoutée
du secteur agricole qui se situerait entre 12% et 15% selon en
million Investissement Revenus du Transferts des Aide publique
Total * les chiffres provisoires. Enfin, la croissance du Liban
demeure US$ direct étranger tourisme émigrants au développement
volatile (4,9% en 2003, 6,3% en 2004, entre 0 et 1% en
2005) Année 2005 2004 2004 2004 soutenue par une consommation
privée supérieure à la production Source CNUCED OMT B. Mondiale
Banque Mondiale intérieure, alimentée par des transferts massifs de
la diaspora. Algérie 1 0 81 105 2 460 313 3 959 Egypte 5 376 4
924 3 341 1 458 11 758 Figure 1. Croissance en 2005 dans les pays
MEDA Israël 5 587 1 918 398 479 8 382 Jordanie 1 532 664 2 288
581 5 0 65 8% 7,4% Liban 2 573 1 0 27 5 723 265 9 588 6% 4,8%
5,0% 5,1% 5,2% 3,5% 3,8% 4,2% Maroc 2 933 3 152 4 221 706 11 0 12
4% 1,8% A. Palestine 692 1 136 1 828 1,0% Syrie 500 1 785 855
110 3 250 2% Tunisie 782 1 536 804 328 3 450 0% Turquie 9 681
12 773 692 257 23 403 MEDA10 30 0 45 27 884 18 133 5 633 81
694 rie n e oc te Tu l ie sie e ie aë by ui ba ér yp an ar Sy % 37%
34% 22% 7% 100% Isr ni rq Li Li lg M rd Eg Tu A Jo * Ce total
doit être considéré avec précaution, car les données agrégées
portent malheureusement sur des années différentes (derniers chiffres
obtenus par l’équipe ANIMA). Les recettes de privatisation sont inclues
dans les IDE. 9 10 # Investir dans la région
MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? Les pays producteurs d’hydrocarbures comme la Libye et
l’Algérie, et la supervision prudentielles. Les agréments ont
été retirés à et dans une moindre mesure l’Egypte ou la
Tunisie (gaz), ont Khalifa Bank, à la Banque commerciale et
industrielle d’Algérie amélioré leurs recettes grâce à l’augmentation
du prix mondial du (BCIA) et à deux autres banques privées.
L’Etat prévoit la cession pétrole qui est passé de 39 USD en
2004 à 53 USD en 2005 de certaines banques publiques à des
repreneurs étrangers (dépassant même les 70 dollars en 2006). La
gestion prudente de la stratégiques. Le Crédit populaire d’Algérie
(CPA) et la Banque de rente pétrolière actuellement en œuvre
a permis de réduire développement local (BDL) ont bénéficié
d’un assainissement en l’endettement tout en maintenant les
réserves à un niveau vue de leur privatisation. appréciable.
Parallèlement, les pays nonproducteurs de pétrole ont Le bilan des
privatisations dans la région est pour l’instant mitigé : souffert de
cette flambée du pétrole et n’ont pu pallier ce déficit que certains
programmes sont au point mort, tandis que d’autres ont grâce
aux revenus tirés des transferts financiers des travailleurs
donné des résultats positifs, notamment au Maroc, en Jordanie
et expatriés (ils ont atteint par exemple en 2005 2,978
milliards de en Turquie (importantes opérations dans le
téléphone mobile en dollars au Maroc et 2,904 milliards de
dollars en Egypte) ou du 2005). Par ailleurs, plusieurs pays
ont créé des incitations pour tourisme et aux investissements
venus du Golfe (le stock de encourager l’initiative privée,
faciliter le droit d’établissement aux pétrodollars disponible
pour des investissements à l’étranger était entreprises
étrangères et améliorer l’accès au marché. Ainsi, en estimé à
620 milliards d’USD par le FMI en 2006, et une partie s’est Algérie,
l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les
incontestablement portée sur la région MEDA). hydrocarbures, qui
vise à ouvrir le secteur aux investissements La plupart des
pays ont poursuivi les réformes structurelles privés, offre des
perspectives prometteuses. De même, au Maroc, engagées pour
améliorer le climat de l’investissement. Plusieurs l’amélioration
du fonctionnement du marché du travail, la pays de la région
ont mis en œuvre des réformes budgétaires rationalisation des
procédures d’investissement et la mise en œuvre comme l’Algérie qui a
amélioré sa transparence budgétaire et créé de réformes judiciaires
sont des progrès non négligeables. Par un fonds de régulation des
recettes pétrolières pour constituer des ailleurs, le démantèlement
tarifaire et la suppression des licences réserves. En Jordanie,
les mesures budgétaires adoptées par le d’importation sont en
cours dans la plupart des pays signataires gouvernement pour
accroître les recettes fiscales et juguler les des accords
d’association. dépenses courantes ont sensiblement amélioré la
situation Bien que l’état des réformes et la volonté des gouvernements
de s’y budgétaire. Plus récemment, l’Egypte a engagé une
profonde tenir soient variables, les mesures adoptées jusqu’à présent
ont déjà réforme de la fiscalité et des douanes et un
programme de permis d’améliorer le climat de l’investissement
dans la région et restructuration financière tandis que le
Maroc s’est lancé dans ont suscité des réactions positives de
la part des investisseurs l’élaboration d’une stratégie visant à
réduire son déficit budgétaire privés. De fait, depuis 2001, la
région reçoit des flux croissants de structurel en coopération
avec la Banque mondiale et le FMI. Le capitaux privés tant
sous la forme de titres de dette que de prises Maroc a
également commencé à restructurer ses banques publiques de
participations. spécialisées. Enfin, l’Algérie a récemment pris
des mesures pour renforcer les systèmes de paiement et
améliorer la réglementation 11 12 #
Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la
région MEDA, pourquoi, comment ? Les investissements étrangers dans
la région ont pris la forme de profit de TeCom Dig (Dubaï)
a généré 3,050 milliards DT de fusionsacquisitions (Israël),
nouveaux projets greenfield projects recettes (2,3 milliards
d’USD), dépassant l’ensemble des recettes de (Turquie et Maroc) ou
alliances stratégiques et licences (Israël, privatisations depuis
1987. Au Liban, les investissements étrangers Maroc, Jordanie). Les
raisons pour lesquelles les grandes ont atteint 288 millions d’USD
hors investissements immobiliers et entreprises s’installent sont à
la fois les débouchés (marchés en la majorité des IDE est
dirigée vers l’immobilier et le secteur expansion, plateforme
pour la réexportation, taille du marché) et touristique en
plein essor. La Syrie a quant à elle, enregistré 700
l’existence d’avantages comparatifs (faible coût de la main l’œuvre,
millions de dollars d’IDE en 2005 et 6,3 milliards de dollars
proximité géographique avec le marché européen). d’investissements
domestiques (contre 3,7 milliards de dollars en En Egypte, de
nouveaux records ont été enregistrés en 20042005 2004). avec un
flux d’investissements directs étrangers de 2,134 milliards d’USD et
l’année 2006 s’avère aussi prometteuse avec 2,554 La conjoncture
économique en 2005 par pays milliards d’USD déjà déclarés au cours
du premier trimestre. Le Les réformes structurelles menées en
Algérie ont permis le volume des IDE vers la Turquie atteint une
moyenne annuelle d’un rétablissement des équilibres
macroéconomiques, l’amélioration milliard de dollars et
enregistre une croissance constante avec 2,8 des performances
en termes de croissance du PIB et le milliards d’USD en 2004
et 9,7 milliards d’USD en 2005 (2,6% du développement d’un
secteur privé plus dynamique, entraînant un PNB) soit une
croissance de 239%. Le nombre de sociétés à capitaux plus grand flux
entrant dinvestissements directs étrangers. Le taux étrangers a
atteint 11 685 dont 2 825 créées en 2005 et le pays de
croissance du PIB est passé de 3% par an en 200002 à près
de pourrait recevoir au minimum 11 milliards d’USD d’IDE en
2006. 6% en 200304 et 5,1% en 2005, soutenu essentiellement
par Les investissements étrangers en Israël ont été soutenus
par de l’augmentation de la production des hydrocarbures et
des cours nombreuses prises de participation et
fusionsacquisitions. Les mondiaux du pétrole qui ont permis de
réaliser d’appréciables investissements étrangers ont atteint 9,66
milliards d’USD en 2005, excédents de la balance courante (les
recettes des hydrocarbures une croissance de 67% par rapport aux 5,8
milliards enregistrées en représentent 97% des recettes
d’exportation des biens et services 2004 et les IDE ont
atteint 5,71 milliards d’USD. L’année 2006 nonfacteurs). Les
projections pluriannuelles de la loi de finances s’annonce
prometteuse puisqu’une importante prise de pour 2005 tablent sur
un taux moyen de 5,3% par an sur la période participation de 4
milliards d’USD a déjà été enregistrée. En 20052009. La
politique budgétaire expansionniste orchestrée Jordanie également
les investissements étrangers affichent une depuis 2001 autour
du Plan de Soutien à la Relance Economique, reprise avec 562
millions d’USD en 2005 principalement des PSRE (6,9 milliards
d’USD entre 2001 et 2004), suivi du Plan investissements en
portefeuille et des investissements dans Complémentaire de
Soutien à la Croissance, PCSC (80 milliards l’immobilier. Au
Maroc et en Tunisie, les nombreuses opérations de d’USD étalés sur
la période 20052009) contribue à soutenir la privatisations ont
dopé les IDE notamment grâce au secteur des croissance : la
demande publique permet ainsi de tirer vers le haut télécoms. Les IDE
se sont établis à 3 milliards d’USD au Maroc en la contribution à la
croissance des secteurs hors hydrocarbures. La 2005. Début 2006, la
vente de 35% du capital de Tunisie Telecom au 13 14
# Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? valeur
ajoutée dans les services a ainsi progressé de plus de 60% en
croissance spectaculaire du PIB de 7,7% en 2004 contre 4% en 2003, 5
ans, le BTP a, quant à lui, enregistré une croissance de 40% de sa la
situation économique s’est détériorée en 2005 à cause de
valeur ajoutée. L’inflation a baissé à 1,6% contre 2,7 % en
2004 en l’augmentation de la facture d’importations des
hydrocarbures et raison de la baisse des prix des produits
alimentaires. Les réserves une baisse inattendue de l’aide
internationale, qui a représenté en devises ont dépassé les
prévisions avec 56,2 milliards d’USD environ 700 millions d’USD
en 2005, contre 1,3 milliards en 2004. atteints fin 2005 (les
prévisions tablaient sur 55,6 milliards d’USD De plus les
tensions dans la région ont contribué à la détérioration soit
l’équivalent de 21 mois d’importations de biens et services). des
revenus touristiques et la réduction sensible de lintérêt des
En Egypte, la nouvelle équipe issue du remaniement ministériel de
investisseurs étrangers. Les estimations de la croissance
jordanienne pour 2006 s’établissent autour de 5 à 6%. juillet 2004
s’est attachée à faire progresser la libéralisation commerciale
et financière et le programme de réformes Le Liban a connu
une croissance soutenue d’une moyenne de 6 à économiques et
structurelles. Entre 2000 et 2003, le pays a 7% entre 1992
et 1997, tirée notamment par la reconstruction du enregistré
un taux de croissance moyen de 3,5% en raison pays après 15
ans de guerre civile, et le secteur financier, ce qui a
notamment de chocs exogènes, tels que les attentats du 11
entraîné un véritable relèvement du PIB pour atteindre environ
septembre et la guerre en Irak. Cependant, bénéficiant de la reprise
22,3 milliards d’USD en 2005 (+6%). Cependant, la dette
publique mondiale et de la dépréciation de la livre, la croissance ne
cesse de située à 34,5 milliards de dollars fin 2005, soit 180% du PIB
ne cesse s’améliorer avec 4,1% enregistrée en 2004, des
prévisions de 4,8% d’augmenter. La conférence de Paris II de 2002 a
permis une forte en 2005 et de 5% en 2006, dopée par les
recettes touristiques (6,4 mobilisation de la communauté
internationale pour restructurer la milliards d’USD en 20042005),
les transferts des travailleurs dette libanaise. Au total, le
Liban a ainsi obtenu des financements émigrés (4,3 milliards
d’USD), les recettes du Canal de Suez (3,3 de 10,1 milliards
d’USD (32% de la dette globale). milliards d’USD) et les exportations
de pétrole (1,2 milliard d’USD). La levée des sanctions onusiennes
qui frappaient la Libye depuis En Israël, après une baisse de la
croissance en 20012003 (1,3%) du 1992 et la levée de l’embargo a
contribué au redémarrage de à la forte crise liée à la
seconde Intifada dans les territoires relations économiques et
financières internationales normales. Les palestiniens et
l’éclatement mondial de la bulle technologique en résultats
économiques du pays ne cessent de s’améliorer grâce à la 2000, une
reprise sensible s’est amorcée en 2004 et 2005 avec un
remontée de la production de pétrole, la reprise des
exportations taux de croissance du PIB de 4,3% et de 5,2%
respectivement. Les pétrolières et la hausse du cours du baril
depuis 2003. Cette moteurs majeurs de cette croissance ont été les
exportations (+15%), conjoncture internationale a permis la croissance
du PIB de 9,1% en la consommation privée, ainsi que la rapide
expansion des 2003 à 4,6% en 2004 et 3,5% en 2005 et
devrait s’établir à 5% en industries de pointe domaine
d’excellence de l’économie 2006. israélienne et du tourisme. Le
Maroc a accompli des avancées significatives en matière de La
Jordanie a été le pays le plus exposé à la guerre en Irak,
qui démocratisation de la vie publique, d’éducation et de
santé, et de représentait son principal marché dexportation.
Après une renforcement des infrastructures de base. Cependant
la croissance 15 16 # Investir dans la
région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? du PIB reste volatile. Après une croissance de
l’économie de 4,5% de 2001 grâce à la politique
d’assainissement macroéconomique. pendant la période 200104, elle
s’est contractée à 1,4% en 2005, en Soutenue par une demande
intérieure dynamique, léconomie raison des mauvaises performances
agricoles, la faible croissance connaît un remarquable
redressement avec une croissance du secteur hors agriculture,
la lente transformation de l’épargne spectaculaire du PIB de
8,9% en 2004 et de 7,4% en 2005. nationale en investissements
productifs et la faible compétitivité L’amélioration de la
confiance intérieure et internationale des entreprises marocaines
dans l’économie mondiale malgré la consécutive à l’ouverture
des négociations d’adhésion avec l’UE mise en place du programme
de mise à niveau des entreprises. devrait maintenir cette
croissance aux alentours de 6% en 2006 Le paysage économique
syrien, qui dépend largement du secteur 2007. public, est en
train de changer grâce à un programme soutenu de Figure 3.
Evolution du PIB des pays MEDA (en milliards d’USD, prix
réformes structurelles qui vise à créer un environnement
courants). Source WDI 2006 économique favorisant davantage le
secteur privé sans négliger 0 100 200 300 400 500 léquilibre
social. La croissance suit une courbe ascendante passant de 1,3% en
2002 à 3,8% en 2005 soutenue par l’agriculture et le A lg é
rie secteur de la construction et des services. Le PIB s’élève
à 26,2 E g yp te milliards d’USD en 2005 contre 20,3 milliards d’USD
en 2002. Isra ë l Jo rd a n ie La Tunisie a opté très tôt pour le
développement d’une économie 2003 de marché et pour une
intégration progressive dans l’économie L ib a n 2005 mondiale.
Entre 1992 et 2004, le PIB a augmenté de 4,1% par an en L ib ye 2007
moyenne avec 6% enregistrée en 2004. En dépit de l’intensification M a
ro c de la concurrence internationale et de la flambée des prix
du S yrie pétrole, les résultats de 2005 sont globalement
positifs (4,2% du T u n isie PIB) et ce, en raison de l’évolution
favorable des services comme le T u rq u ie tourisme (6,4 millions
de touristes et 2,563 millions DT soit 12,5% des recettes
courantes), le transport aérien, les télécommunications et les
nouvelles technologies. Pour l’année 2006, les autorités tablent
sur une croissance du PIB de 5,8%. Pays candidat à lentrée dans
lUnion Européenne depuis 1999, la Turquie est officiellement en
négociations pour devenir membre de l’UE depuis le 3 octobre 2005 et
est engagée dans un long processus de réformes basé sur 35 points
conformes aux critères de Copenhague. La Turquie se remet peu à peu
de la crise économique 17 18 # Investir dans
la région MEDA, pourquoi, comment ? Le partenariat euro-
méditerranéen et la nouvelle politique de voisinage Le cadre du
partenariat euro-méditerranéen La déclaration de Barcelone a été adoptée
le 28 novembre 1995 par les ministres des Affaires étrangères des
15 États membres de l’Union Européenne et de 12 États du Sud
et de l’Est de la Méditerranée (Algérie, Chypre, Égypte,
Israël, Jordanie, Liban, Malte, Maroc, Territoires palestiniens,
Syrie, Tunisie, Turquie). Des accords d’association lient désormais
l’Union Européenne avec la quasitotalité des pays tiers
méditerranéens. Chypre et Malte font partie depuis le 1er Mai
2004 des dix nouveaux Etats membres de l’Union Européenne. La
Turquie qui était liée à l’UE par une union douanière depuis 1995,
est officiellement en négociations d’adhésion à l’UE depuis le
3 octobre 2005. Ces trois pays sont désormais gérés par la
direction « Elargissement de l’UE » de la Commission Européenne.
Le Partenariat euroméditerranéen, enclenché par la Conférence de
Barcelone en novembre 1995, substitue aux accords commerciaux
bilatéraux existant auparavant des accords d’association qui ont
une approche globale et multilatérale sur trois volets : 19
# Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? la
définition d’un espace commun de paix et de stabilité par le Dans cette
perspective, l’UE propose à ses voisins à l’Est et à ceux renforcement
du dialogue politique et de sécurité (volet du Sud de la
Méditerranée une perspective de participation au politique) ;
marché intérieur européen, et de bénéficier ainsi de la libre
la mise en place d’un partenariat économique et financier et
circulation des biens, des services, des capitaux et des
personnes l’instauration progressive d’une zone de libreéchange
d’ici (les quatre libertés). 2010 (volet économique) ; Le Conseil
européen de juin 2004 a approuvé le principe d’une le
rapprochement entre les peuples et les échanges entre les
adoption, en concertation avec chaque pays ayant déjà un
accord sociétés civiles (volet social, culturel et humain). en
vigueur avec l’UE, des plans d’action visant à progresser dans la mise
en œuvre de ces accords. Sept plans d’action, d’une durée de 3
L’objectif fixé sur le plan commercial est la création d’une zone de
ans, ont été adoptés fin 2004 (5 pays MEDA, Israël, Jordanie,
libreéchange qui doit être réalisée à travers les accords euro
Maroc, Tunisie et Autorité Palestinienne et l’Ukraine et la
méditerranéens et des accords de libreéchange à conclure entre les
Moldavie) et des discussions sont en cours avec l’Egypte et
le pays MEDA euxmêmes (coopération sudsud). Lannée 2010 a été Liban.
Outils opérationnels élaborés avec les pays partenaires de la retenue
comme date objectif pour instaurer progressivement cette
Méditerranée, les plans d’action identifient des priorités en matière
zone qui doit couvrir lessentiel des échanges dans le respect
des de réforme dans le domaine politique et économique et de
la obligations découlant de lOrganisation Mondiale du Commerce
coopération renforcée. Les actuels instruments financiers de
l’UE (OMC). Ainsi, les obstacles tarifaires et non tarifaires aux
échanges (MEDA, TACIS) doivent soutenir la mise en œuvre des
plans des produits manufacturés seront progressivement éliminés
selon d’actions jusque fin 2006. des calendriers à négocier entre
les partenaires. Une libéralisation progressive du commerce des
produits agricoles est également En ce qui concerne MEDA, 45
millions d’euros ont été dédiés à la envisagée, ainsi que
pour le commerce des services, au sens de PEV pour la période
20042006 : infrastructures dans le domaine de l’article V de l’accord
général sur le commerce des services (AGCS). l’énergie (18,5
millions d’euros), des transports (24 millions d’euros), de la
coopération transfrontalière entre le Maroc et Anticipant
l’évolution des frontières de l’Union Européenne après l’Espagne
(2 millions d’euros) et entre le Maroc et Gibraltar (0,4
l’élargissement au 1er mai 2004, la Commission Européenne a
millions d’euros). initié, le 11 mars 2003, la définition d’une
nouvelle politique de Un des objectifs de la PEV est de renforcer la
coopération entre les voisinage (NPV) appelée à renforcer les liens
avec les pays voisins pays dans le cadre du processus de Barcelone et
de promouvoir la de l’UE élargie : elle propose à ses voisins
de nouvelles coopération régionale et sousrégionale. A partir
de 2007, la perspectives d’intégration économique en
contrepartie de leurs Commission prévoit la création d’un
unique instrument européen progrès concrets dans les domaines
du respect des valeurs de voisinage et de partenariat (IEVP)
couvrant à la fois le soutien communes et de la mise en
œuvre des réformes politiques, de lUE aux pays de la PEV et
la coopération transfrontalière de économiques et
institutionnelles, notamment dans l’harmonisation ceuxci avec les Etats
membres. Les montants dédiés à l’IEVP ainsi de leur législation avec
l’acquis communautaire. 21 22 # Investir dans
la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA,
pourquoi, comment ? que la répartition entre ses composantes
dépendra de la En conformité avec les conclusions du rapport
PNUD sur le négociation sur les prochaines perspectives
financières de l’UE développement humain dans le monde arabe,
la Commission a pour 20072013. récemment adopté une
communication intitulée Donner une Les autres orientations
politiques concernent : le sommet de Doha nouvelle impulsion aux
actions de lUE dans le domaine des droits et le commerce, les
questions de justice et affaires intérieures, la de lhomme et
de la démocratisation, en coopération avec les promotion dune
meilleure gouvernance, les droits de lhomme et la partenaires
méditerranéens visant à maximiser lefficacité des démocratisation
dans la région MEDA, et les initiatives instruments à la
disposition de lUE et de ses partenaires environnementales
convenues au sommet de Johannesburg sur le méditerranéens dans
le domaine des droits de lhomme et de la développement
durable. démocratie. La communication définit des orientations de
travail en vue de promouvoir les droits de lhomme et les
libertés Le lancement du nouveau round de lOMC, lAgenda de
Doha, fondamentales en coopération avec les partenaires
méditerranéens. comporte à la fois de nouvelles ouvertures du
marché et la Elle propose dix recommandations concrètes pour
améliorer le définition de règles supplémentaires, soutenues par
lengagement dialogue politique entre lUE et ses partenaires
méditerranéens, de renforcer lassistance matérielle visàvis des
pays en ainsi que la coopération financière de lUE sur les
questions de développement en vue de renforcer leur capacité.
Lobjectif droits de lhomme. Le rapport Banque mondiale 2003
sur la principal du nouveau round est de soutenir lintégration
des pays gouvernance dans la région MENA constitue également
une en développement dans le système déchanges mondial dune
référence importante. La programmation 20052006 a largement
manière qui les aidera à combattre la pauvreté. pris en charge ces
questions primordiales à travers les programmes Les conclusions du
Conseil de Tampere (1999), Santa Maria Da de management de
léconomie, ONG II, Police II et Proximité Feira (2000) et
Séville (2002) ont défini une politique commune rurale.
concernant lintégration des questions justice et affaires intérieures
Un engagement global à la cause du développement durable fut
dans la politique externe de lUE. réitéré au sommet de
Johannesburg, sous forme dun programme Le plan daction adopté à
Valence (2002), en plus de la déclaration pragmatique et ambitieux
démontrant limportance croissante des de Barcelone, fournit des
orientations supplémentaires pour la questions environnementales
dans la réalisation des objectifs de coopération renforcée dans
la région MEDA et ce, dans trois développement pour le
millénaire « Millenium Development secteurs principaux :
migration, réforme de lappareil judiciaire et Goals ». Les
secteurs clés pour laction de lUE sont leau et lutte contre
la criminalité. Une meilleure gouvernance, la lénergie. À
Johannesburg, lUE a lancé deux partenariats, lun promotion de
la démocratie et le respect des droits de lhomme concernant
leau, lautre lénergie. Linitiative européenne de leau
constituent des objectifs de base dans la politique extérieure
de « Water for Life » coordonne les mécanismes de financement
lUE. existants avec un accent particulier sur trois
paramètres: approvisionnement, hygiène et gestion intégrée des
ressources. À lheure actuelle, le suivi concret concernant les pays
méditerranéens 23 24 # Investir dans la région
MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? se déroule dans le cadre de linstrument de financement
existant, En outre, le processus de libéralisation du commerce
des produits MEDA. agricoles est lui aussi largement
opérationnel. Plus de 80% des Pour plus d’informations, se
rapporter au document Partenariat produits agricoles importés
des rives méditerranéennes entrent EuroMed, Programme Indicatif
Régional 20052006 de la ainsi dans l’Union Européenne en
franchise de droits de douanes Commission Européenne à l’adresse
suivante : ou à taux préférentiels. Réciproquement, un tiers des
exportations européennes de produits agricoles bénéficient de
préférences
http://ec.europa.eu/comm/external_relations/euromed/rsp/meda_ni
tarifaires dans les pays méditerranéens. p05_06_fr.pdf Cependant,
l’espace méditerranéen connaît une intégration régionale encore
assez embryonnaire. Le commerce intrarégional Bilan des accords
d’association Euro-Med reste en dessous des 8% du commerce total
de la zone, chiffre le L’année 2005, qui avait été déclarée «
Année de la Méditerranée », plus faible au monde pour un ensemble
économique de cette taille. s’est conclue par la célébration du
10ème anniversaire de la Or, un espace économique régional
plus intégré passe Déclaration de Barcelone durant le sommet
euroméditerranéen qui nécessairement par la conclusion d’accords
de libreéchange entre s’est tenu à Barcelone les 27 et 28
novembre. A cette occasion, un pays sudméditerranéens (relations
SudSud) en complément des programme de travail à 5 ans, qui
fait une large place à accords d’association (relations
NordSud). Si un certain nombre l’investissement étranger, au suivi
des réformes et à l’innovation, a d’accords de libreéchange SudSud
sont récemment entrés en été adopté par la Chefs d’Etat. vigueur,
à l’instar de ceux conclus entre la Turquie et la Tunisie, ou entre la
Turquie et le Maroc, leur portée est limitée (règles d’origine Tous
les pays sud et estméditerranéens peuvent à présent
restrictives, exclusion de l’agriculture). bénéficier des accords
d’association euroméditerranéens : de l’Algérie à la Turquie en
passant par l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Par ailleurs, l’Accord
d’Agadir, signé entre la Tunisie, le Maroc, la Liban, le Maroc,
l’Autorité palestinienne, la Tunisie. Seul l’accord Jordanie et
l’Egypte le 25 février 2004, engage les parties à éliminer
d’association avec la Syrie paraphé en octobre 2004 n’est pas encore
lessentiel des droits de douane sur leurs échanges réciproques dès
entré en vigueur. le 1er janvier 2005 et à intensifier leur
coopération économique en matière de normes et de procédures
douanières. L’accord n’a pas Dix ans après le lancement du
processus de Barcelone, la encore été ratifié par le Maroc.
libéralisation du commerce des produits industriels est devenue
une réalité tangible : tous les produits en provenance des
pays méditerranéens ont accès au marché de l’Union Européenne
en Les instruments financiers MEDA, FEMIP et les franchise de droits
de douane. Réciproquement, les pays jumelages institutionnels
méditerranéens ont mis en place un processus de démantèlement
Les accords d’association du Partenariat euroméditerranéen
progressif de leurs tarifs douaniers qui s’étale généralement
sur prévoient également des outils de coopération financière de
l’UE une douzaine d’année. 25 26 # Investir
dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA,
pourquoi, comment ? pour appuyer la mutation économique dans les
pays partenaires constructions d’infrastructures à l’appui du
développement du méditerranéens. Ils s’articulent autour de MEDA et
de la FEMIP. secteur privé, les projets privés locaux, les
projets Décidé par le Conseil de Cannes en juin 1995, le
programme environnementaux, le développement des marchés de
capitaux. MEDA constitue le cadre financier principal de la
mise en œuvre Depuis sa création en octobre 2002, la FEMIP s’est
progressivement renforcée, sans toutefois devenir une banque de
développement du Partenariat euroméditerranéen. La Commission
Européenne, euroméditerranéenne à part entière –son capital
reste détenu par en étroite coopération avec chacun de ses
partenaires les pays européens et sa capacité d’expertise est
surtout tournée méditerranéens et en tenant compte de leur diversité,
élabore, selon vers les infrastructures et les grands projets
publics. Peu de pays la démarche «bottomup», des programmes
d’aide à la transition soutiennent la constitution, pourtant
emblématique, d’une banque économique, financés au titre de
MEDA. Ils prennent la forme, euroméditerranéenne « intégrale » (en
commençant par une filiale entre autres, d’appui aux réformes et de
développement du secteur à participation majoritaire de la BEI) qui
supposerait de libérer un privé (soutien aux PME et à
l’industrie, modernisation du secteur capital important (compte
tenu de l’encours BEI sur la région financier, aide à la
privatisation et appui à la participation du MEDA), impliquerait
une hausse des taux de prêt (baisse du rating, secteur privé aux
investissements d’infrastructure, mesures visant à coûts de
fonctionnement) et obligerait à la codécision avec les
faciliter les échanges). Avec MEDA II, une déconcentration a
été nouveaux actionnaires. La BEI et certains Etats membres
tentent préconisée au profit d’une gestion locale des
programmes MEDA cependant d’avancer en consolidant les acquis,
en améliorant par les délégations de l’UE dans les pays
récipiendaires. Le l’intégration de la FEMIP (bureaux locaux,
comité d’experts montant total des fonds engagés pour la période
19952006 s’élève évoluant vers un comité de pilotage associant les pays
du sud), en à environ 8,8 milliards d’euros et ils bénéficient
tant aux autorités envisageant de nouveaux outils (système de
garantie, par exemple) étatiques (nationales et locales) qu’au
secteur privé et aux acteurs et surtout en orientant de plus en
plus les activités vers le difficile de la société civile. marché des
PME et de l’investissement privé. A ce titre, la FEMIP Mise en place à
la Banque européenne d’investissements (BEI) lors accentue ses
efforts vers le secteur productif, non seulement en de la
conférence euroméditerranéenne de Barcelone le 18 octobre
ouvrant des lignes de crédit à des banques commerciales chargées 2002,
la Facilité euroméditerranéenne d’investissement et de de
financer l’industrie, mais aussi en participant à des fonds de
partenariat, FEMIP, a financé 7,2 milliards d’euros à fin 2005 pour
capital investissement. A l’avenir, elle pourrait jouer un rôle encore
77 opérations en faveur de la modernisation de l’économie, de
plus efficace si elle pouvait prêter en monnaie locale et
s’appuyer l’établissement d’un climat propice à l’investissement,
du sur des équipes permanentes plus étoffées et plus proches
des développement du secteur privé et de la création d’emplois
dans clients méditerranéens (la BEI est, de loin, la banque
de les pays bénéficiaires. développement dont l’effectif de
personnel est le plus faible par Confortée à l’issue de diverses
conférences ministérielles Ecofin (en rapport aux crédits consentis,
et cela peut poser problème pour particulier, en juin 2006 à
Tunis), la FEMIP déploie ses actions de suivre des dossiers de
PME). financement dans plusieurs domaines prioritaires : les 27
28 # Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Le volume
de prêts octroyés au bénéfice des pays partenaires projets
représentant au total 930 millions d’euros), 38 % au Proche
méditerranéens (MEDA) a atteint 1,8 milliards d’euros en 2003, 2,1
Orient (10 projets pour un montant total de 834 millions d’euros) et
milliards en 2004 et 2,2 milliards en 2005. Pour cette dernière année,
20 % au Maghreb (7 projets totalisant 430 millions d’euros). Enfin, 51
% des ressources sont destinés à l’appui du secteur privé.
Près la FEMIP a financé dans les territoires palestiniens deux
opérations de 35 % de ces opérations ont été menées avec le
secteur bancaire destinées à améliorer les infrastructures électriques
et à soutenir les local, afin de renforcer sa capacité à
financer des investissements PME. productifs réalisés par des PME.
Parallèlement, la FEMIP a appuyé La panoplie diversifiée
d’instruments de la FEMIP permet de des investissements dans
des infrastructures de base relevant des répondre aux besoins
des économies locales. Elle fournit, en effet, secteurs de
l’énergie (Égypte, GazaCisjordanie, Syrie), de des produits
financiers tels que des prêts à long terme, capital
l’environnement (Turquie, Liban, Maroc), et des transports et
risque etc., à des conditions financières attractives. Le Fonds
communications (Syrie, Liban, Maroc et Turquie). L’année 2005 a
d’assistance technique de la FEMIP a signé en 2004 sa
première été en outre marquée par la reprise des opérations de
financement année d’existence, 20 contrats pour un total de
13,8 millions € dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, avec
l’octroi de deux prêts (dons). Enfin, le Fonds fiduciaire de la FEMIP,
opérationnel depuis pour contribuer à l’amélioration concrète des
conditions de vie des début 2005 (contributions des Etats Membres de 30
M€), a élargi la Palestiniens grâce à la fourniture d’électricité et à
la mise en place gamme des instruments financiers de la FEMIP. d’un
fonds de garantie à l’appui des PME. Davantage de moyens seront
également consacrés à l’assistance Figure 4. Répartition des
prêts FEMIP par pays en 2005 (en millions technique pour
permettre l’émergence de projets, notamment dans d’euros) les
domaines sociaux et de réduction de la pauvreté. En outre, pour marquer
sa présence physique sur la rive sud de la Méditerranée, la BEI a fait
le choix d’implanter des bureaux de la FEMIP dans trois Tunisie (260)
Turquie (930) capitales (Le Caire, Tunis et Rabat). Enfin, une
évaluation globale du fonctionnement de la FEMIP a été
réalisée en décembre 2006, permettant en particulier d’examiner
les diverses options pour Algérie (10) Syrie (300) l’avenir de cet
instrument. Egypte (309) Afin d’identifier de nouvelles manières
de développer la Maroc (160) coopération financière sur la base
des avantages comparatifs et Palestine (55) Liban (170) d’élargir
le champ de ses opérations, la FEMIP a renforcé sa
coopération avec d’autres bailleurs de fonds présents dans la
région en signant des accords avec les institutions européennes de
Pour ce qui est de la répartition géographique de la FEMIP
(cf. financement du développement (EDFI). Cette mesure permettra
figure 4), 42 % des signatures concernent des projets en Turquie (6
d’amplifier le soutien qu’apporte l’UE au développement 29 30
# Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? économique
des pays partenaires méditerranéens, d’éviter le d’Agadir, en
tant qu’initiative intrarégionale SudSud lancé entre double
emploi de ressources et de maximiser l’impact des activités le Maroc,
la Tunisie, l’Égypte et la Jordanie en mai 2001 à Agadir, des États
membres de l’UE dans la région. constitue une démarche volontaire
entreprise par ces quatre Outre ses opérations de financement, la
FEMIP a réalisé une étude partenaires en vue d’établir entre eux
une zone de libreéchange. des marchés de la dette publique dans les
pays méditerranéens (qui L’accord vise dans un premier temps la
création d’une zone de a été publiée en décembre 2005) et a
défini un programme de libreéchange de manière progressive,
pendant une phase travail ambitieux sur l’accès des entreprises
au crédit. Elle a transitoire ne devant pas dépasser la date du
01/01/2005 à compter également publié la première analyse
détaillée sur les envois de de la date de son entrée en vigueur.
Cet accord devra permettre de fonds des travailleurs de pays
méditerranéens émigrés en Europe. dynamiser les échanges
commerciaux, de développer le tissu Le 13 mars 2006, la FEMIP a
signé un accord de partenariat avec le industriel, soutenir l’activité
économique et l’emploi, augmenter la réseau euroméditerranéen des
instituts économiques (FEMISE), productivité et améliorer le niveau
de vie dans les pays signataires. permettant une coopération sur
l’analyse macroéconomique des De même il devra favoriser la
coordination des politiques macro pays MEDA et l’évaluation des
politiques financières. économiques et sectorielles, notamment dans
les domaines du commerce extérieur, de l’agriculture, de
l’industrie, de la fiscalité, Les jumelages institutionnels des
finances, des services et de la douane, en plus de sa Le
principe des jumelages, mis en œuvre dès 1998 dans les pays
contribution à l’harmonisation des législations dans le domaine
PHARE (Europe centrale et orientale), a été étendu aux
économique des pays signataires. Concernant les dispositions
programmes MEDA en2004, dans le cadre des programmes relatives
à la libéralisation du commerce extérieur, les pays d’appui
aux accords d’association, essentiellement en vue de
contractants ont adopté un calendrier prévoyant une exonération
réformes des structures administratives des pays partenaires
totale des produits industriels à partir du 01/01/2005. Il a,
par méditerranéens. Les montants varient de 5 à 20 millions € sur
trois ailleurs, été convenu de libéraliser le commerce des
produits ans selon les pays. La gestion est déléguée localement à des
unités agricoles et agroindustriels conformément au programme exécutif
de gestion de programmes (UGP). La Commission considère cet de
l’accord de gestion et le développement des échanges instrument
comme un précurseur de la politique de voisinage en
commerciaux entre les pays arabes pour la création de la
Grande matière de renforcement et de modernisation des
administrations Zone arabe de libreéchange (GAFTA). Le secteur des
services sera, des pays partenaires méditerranéens. Le programme
pourrait, à quant à lui, libéralisé conformément aux termes de
l’accord général terme, être ouvert aux opérateurs privés. du
commerce des services de l’Organisation Mondiale du Commerce
(OMC). Les termes de l’accord stipulent également l’application
des règles d’origine araboméditerranéennes qui La coopération
Sud-Sud devront être mise en conformité aux règles d’origine
euro La signature de l’Accord d’Agadir le 25 février 2004
marque une méditerranéennes. étape dans la progression de
l’intégration SudSud. Le processus 31 32 #
Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la
région MEDA, pourquoi, comment ? Pour ce qui est de ladhésion à
laccord dAgadir, il a été convenu Figure 5. Principaux accords
de libreéchange bilatéraux et régionaux que tout pays arabe
membre de la Ligue Arabe et de la Grande entre les pays MEDA
Zone arabe de libre échange et lié par un accord dassociation ou de
AA Autres Algé Egyp Israël Jordanie Li Maroc Sy Pales Tuni Tur avec
ALE rie te ban rie tine sie quie libreéchange avec lUnion
Européenne peut adhérer à laccord UE dAgadir après consentement
de tous les pays membres. Algé S 4/02 GAFTA UMA UMA
rie V 9/05 S S 2/89 S 2/89 L’accord permet de créer un marché
de plus de 100 millions Egyp S 6/01 GAFTA Agadir Agadir
Agadir S d’habitants dans les quatre pays concernés,
entraînerait des gains te V 6/04 V 1/05 S 2/04 S 2/04 S 2/04
12/05 USA defficience et rendrait la région plus attrayante
pour les Israël S 11/95 USA ALE S 94 S 3/96
investisseurs étrangers dans cette région. V 6/00 S 12/04 V 95 V
5/97 Jorda S 11/97 GAFTA Agadir ALE ALE Agadir Neg.
L’Union Européenne s’est engagée à appuyer le processus d’Agadir nie
V V 1/05 S 2/04 S S 6/98 S 2/04 06 tant sur le plan financier que
sur le plan technique. Le programme 05/02 USA 12/04 Agadir ALE 10/00
S 2/04 S 98 «Aide aux signataires d’accords d’association pour
le V 6/99 développement du libreéchange entre eux et avec
l’Union Liban S 06/02 S 9/98 EV V 2/99
Européenne» a été approuvé dès 2003. Ce programme, doté d’une 04/06
enveloppe financière de 4 millions d’euros et financé au titre
de Maroc S 2/96 GAFTA UMA Agadir Agadir Agadir S 4/04
MEDA, vise à encourager le commerce et l’intégration SudSud, en V
3/00 V 1/05 S2/89 S 2/04 S 2/04 S 2/04 V 1/06 USA UMA commençant
au niveau intrarégional, ce qui ne peut que 6/04 S 2/89
contribuer à améliorer l’attractivité des IDE dans cet espace
Syrie S 10/04 GAFTA V 1/05 économique. Le
commerce intrarégional est encouragé dans le Pales S 2/97 GAFTA
S 94 S 7/04 cadre de l’accord d’Agadir, de la
grande zone arabe de libre tine AI V V 1/05 EV 95 échange
(GAFTA) et de l’union douanière du Conseil de 7/97 Tuni S
7/95 GAFTA UMA Agadir Agadir Agadir S11/0 coopération du
Golfe (CCG). sie V 3/98 V 1/05 S02/ S 02/04 S 2/04 S 2/04 4 89
ALE UMA V7/05 Le tableau ciaprès (figure 5) récapitule les
accords de commerce S 03/98 S 2/89 signés au sein de la région
MEDA et avec leurs principaux Tur UD S 12/05 S 3/96 Neg. Neg
S 4/04 S S 7/04 S 11/04 quie S 96 V 97 V 1/06 12/ V V 7/05
partenaires extérieurs. V 96 04 6/05 Source : The Euromed process
in the trade area, update 03/06 et mise à jour ANIMA, Déc. 2006.
Légende : AA : Accord d’association avec l’UE ; AI : Accord Intérimaire
; S : Signé ; V : En vigueur ; UD : Union douanière ; Neg. : En
négociation ; USA : accord de libreéchange avec les EtatsUnis GAFTA :
Convention de facilitation et de développement des échanges
commerciaux interarabes du 17/02/1981. En vigueur depuis le 1er
janvier 2005. Les 18 pays signataires sont l’Arabie Saoudite, Bahreïn,
l’Egypte, les Emirats arabes unis, l’Iraq, la Jordanie, le
Koweït, le Liban, la Libye, le Maroc, Oman, la Palestine, le
Qatar, la Somalie, la Syrie, et le Yémen. Le Soudan et la Tunisie sont
en cours de ratification. L’Algérie, les Comores, Djibouti et la
Mauritanie n’ont pas approuvé l’accord. 33 34
# Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Les opportunités
d’affaires dans les pays MEDA Algérie Panorama général Repères Capitale
Alger Superficie 2 382 000 km2 Population 33,9 millions
d’habitants (2005) Langues Arabe, français, berbère. PIB (dollars)
102 milliards (2005) PIB per capita (dollars) 3 0 85 USD – 7 189 ppp.
USD (2005) Monnaie (2005) Dinar algérien (DZ). 1 Euro = 87,01 DZ – 1
USD = 73,37 DZ Religion Musulmane (99%). Fête nationale 5 juillet
(Indépendance en 1962). Accord d’Association Signé en 2002, entré en
vigueur le 1er avec l’UE Septembre 2005. Site web de la Délégation de
l’UE : www.deldza.cec.eu.int Adhésion à l’OMC Observateur depuis
1985. Accession en cours de négociation. Sources : Banque Mondiale,
FMI, World Development Indicators 2006 et FMI, Article IV Consultation
2005, Country report. 35 # Investir dans la
région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? Géo économie élevées et de lancer le Programme de
Soutien et de Relance Confinant à lEurope, lAfrique et les
pays arabes, lAlgérie est le Economique (PSRE) et le Programme
National de Développement plus vaste des cinq pays composant
le Maghreb (Mauritanie, de l’Agriculture (PNDA)… Maroc, Algérie,
Tunisie et Libye), le deuxième en Afrique et le Les
projections pluriannuelles de la Loi de finances pour 2005
dixième dans le monde. Cette position géographique stratégique
tablent sur un taux moyen de 5,3% par an sur la période 20052009. lui
offre de nombreux atouts pour la mise en valeur de son Avec
un taux d’endettement ramené à 24,7%, des réserves en
potentiel dinvestissement, notamment les investissements devises
équivalant à près de 24 mois d’importations et une position étrangers
orientés vers lexportation. budgétaire globale toujours
excédentaire, l’Algérie a finalement Le gouvernement algérien
s’est lancé dès le début des années 90 réussi à atteindre la
stabilité économique. dans un processus de transition dun système
économique Le PIB per capita a progressé de 1 783 USD en 2002 à 3 0 85
en 2005, centralisé à une économie de marché en menant une
politique de avec une parité de pouvoir d’achat estimée à 7 189 USD
en 2005, ce réformes structurelles dans le cadre d’un programme
d’ajustement qui s’est traduit par une amélioration du niveau
de vie des structurel mené en collaboration avec le FMI et la BIRD
et soutenu Algériens. La politique monétaire a contribué à faire
baisser par la communauté financière internationale et l’Union
l’inflation de 4% en 2003 à 1,6% en 2005 et la courbe du
chômage Européenne. s’infléchit régulièrement (22% prévu pour
2004 contre 23,7% en Ce programme a permis le rétablissement
des équilibres 2003). macroéconomiques, l’amélioration des
performances en termes de L’Etat joue un rôle prépondérant
dans la gestion de l’économie croissance du produit intérieur
brut et le développement d’un même si son poids est en train
de diminuer. L’Etat reste secteur privé plus dynamique,
entraînant par conséquent un plus propriétaire de la plupart des
terres agricoles, d’une grande partie grand flux entrant
dinvestissements directs étrangers (IDE). du parc immobilier et
domine largement l’investissement qui est Ainsi, le taux de
croissance du PIB est passé de 3% par an en 2000 concentré dans le
secteur des hydrocarbures. De nombreux secteurs 02 à près de 6% en
200304 et 5,1% en 2005, soutenu essentiellement ont été ouverts aux
privatisations ces deux dernières années, par l’augmentation de
la production des hydrocarbures et des comme les
télécommunications, le transport maritime et aérien, cours
mondiaux du pétrole qui ont permis de réaliser l’agriculture,
le tourisme et les mines ainsi que le secteur de
d’appréciables excédents de la balance courante (les recettes
des l’énergie. Près de 400 entités publiques ont été
privatisées ou hydrocarbures représentent 97% des recettes
d’exportation des fermées depuis le début du processus de
privatisation mais il en biens et services non facteurs). Dans
le même temps, et grâce à la reste toujours près de 1200 à
privatiser. De 2003 à décembre 2005, fiscalité pétrolière qui
représente plus de 60% des recettes de l’Etat, 270 entreprises
publiques ont été privatisées, dont 102 pour la seule les finances
publiques sont positivement influencées dans la année 2005. Le
programme de privatisation a concerné 300 mesure où un excédent
budgétaire est réalisé chaque année depuis entreprises publiques
durant le premier semestre 2006. De 2003 à 2000, ce qui a
permis de s’engager dans des dépenses publiques 2005, la
privatisation a rapporté 800 millions de dollars au Trésor 37
38 # Investir dans la région MEDA, pourquoi,
comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? public,
permis un investissement de 1 milliard de dollars, et créé
développement des infrastructures (22 milliards de dollars), le
7 000 nouveaux emplois. Le gouvernement a annoncé récemment
soutien au développement économique (4 milliards de dollars),
le que la quasitotalité des entreprises publiques, à lexception
de développement et la modernisation du service public (3
milliards quelquesunes comme la Sonatrach (société pétrolière)
et la de dollars) et le développement des nouvelles
technologies de Sonelgaz (société délectricité), sont éligibles
à la privatisation. De communication (près d’1 milliard de
dollars). L’approche plus, les réformes économiques et
institutionnelles entreprises dans sectorielle de ce programme
donne la priorité aux grands projets divers secteurs témoignent
de la ferme détermination des autorités d’infrastructures dans les
transports, les travaux publics et le à intégrer l’Algérie à
l’économie mondiale. Dans cette optique, le logement.
gouvernement s’est fixé comme objectifs : La position extérieure de
l’Algérie ne cesse de se renforcer. l’intensification des
réformes structurelles ; L’excédent de la balance commerciale a
atteint 25,64 milliards de la poursuite des efforts de
libéralisation du commerce dollars en 2005, (+ 86% par rapport
à 2004), qui s’explique extérieur ; essentiellement par
l’importante hausse des exportations (43,4%). Il en résulte un taux
de couverture des importations par les le désengagement de l’Etat
de la production active pour attirer exportations de 226% en 2005
contre 175% pour l’année 2004. l’investissement privé ; Les
importations algériennes se sont élevées à 20,35 milliards de
la promotion du transfert du savoirfaire ; dollars en 2005 composées
essentiellement de biens d’équipements l’amélioration des perspectives
de croissance ; (42,30% du total) plus particulièrement les équipements
nécessaires aux transports de personnes et de marchandises, à la
téléphonie et la diversification du tissu productif et
l’attraction des aux industries de pompes. Les importations
alimentaires investissements hors hydrocarbures. représentent
17,62% du total avec un volume de 3,6 milliards de Un
programme de dépenses d’équipement a été lancé en 2001 dollars
composées pour près de la moitié de céréales, semoules et
appelé Plan Spécial de Relance économique (PSRE) d’un budget de
farines. 7 milliards de dollars représentant 8,5% du PIB de 2004 et
couvrant Les exportations des hydrocarbures représentent
l’essentiel des la période 20012004. Ce plan a permis à court terme
de soutenir la ventes à l’étranger avec 98 % du volume global en 2005.
La hausse croissance. Il a été ensuite complété par le
programme des cours mondiaux du prix de pétrole a permis d’enregistrer
une complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) et le programme
augmentation de 44 % des recettes par rapport à la même période
complémentaire pour les wilayas du Sud et pour celles des
hauts 2004. Les exportations hors hydrocarbures demeurent
marginales plateaux, doté d’un budget de 100 milliards de
dollars (8.000 avec 1,97% du volume global des exportations.
milliards DA) sur 5 ans (20042009). L’UE est le principal
partenaire de l’Algérie, suivie par les Etats Le PCSC s’articule
autour de cinq grandes priorités : l’amélioration Unis. Les
importations en provenance de l’UE ont atteint 11,26 des
conditions de vie de la population (25 milliards de dollars), le
milliards de dollars en 2005, la France étant le premier fournisseur
39 40 # Investir dans la région MEDA,
pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ?
avec une part de marché de 22%, suivie par l’Italie (7,5%) et
Risque Pays l’Allemagne (6,2%) tandis que les exportations vers l’UE
ont atteint Les principales agences d’assurancecrédit et de
notation 25,6 milliards de dollars, l’Italie étant le premier client
(16%) suivie internationales (Coface, Hermès, Sace, ECDG, CEFCE,
Eximbank) par l’Espagne (11%) et la France (10%). ont révisé à la
baisse l’évaluation du risque Algérie, ces deux Malgré le
remboursement anticipé de la dette, l’excédent global de dernières
années. Le pays est passé de la 5ème à la 4ème place sur la balance
des paiements est passé de 7,6 milliards d’USD à 9,6
l’échelle du risque pour l’assurancecrédit des agences faisant
milliards d’USD en 2005. Les réserves totales en devises
partie de l’OCDE. La Compagnie française d’assurancecrédit à
représentaient 43 milliards d’USD en 2004, l’équivalent de 29,3
l’exportation (Coface) a reclassé en janvier 2006 sa notation
du mois d’importation FOB et ont dépassé les prévisions en 2005 avec
risque court terme sur l’Algérie de B à A4. Cette
appréciation du 56,2 milliards d’USD (les prévisions tablaient
sur 55,6 milliards risque pays vient confirmer et renforcer la
tendance à d’USD soit l’équivalent de 21 mois d’importations
de biens et l’amélioration du climat général des affaires sur
le territoire services). algérien. L’investissement direct
étranger (IDE) dans le secteur des Cette amélioration constitue
un no |