(Trois-Rivières) Il semble que la situation
dénoncée en assemblée publique par Accès Solutions sans fils, lundi
soir, au sujet de la façon dont la Ville de Trois-Rivières s'y prend
pour octroyer certains contrats ne soit pas un cas unique.
L'entreprise Desfor
Bio Services, spécialiste dans le contrôle biologique des insectes
piqueurs, se plaint elle aussi des agissements de la Ville. Selon le
directeur du Développement de cette entreprise, Richard Vadeboncoeur, la
Ville aurait mis en place des mécanismes pour favoriser la firme GDG
Environnement et écarter la compétition.
M. Vadeboncoeur a d'ailleurs adressé un plainte
écrite au ministère des Affaires municipales à cet effet, le 20 octobre
2008, ainsi qu'une plainte formelle au vérificateur général de la Ville
de Trois-Rivières, Jean-Yves Martin, le 8 janvier dernier.
Les éléments soulevés par Desfor Bio Services
sont sensiblement les mêmes que ceux dont se plaint l'entreprise Accès
Solutions sans fil.
Dans les deux cas, la Ville aurait payé une entreprise pour faire une
étude préalable. Dans
le cas des moustiques, GDG Environnement «a bénéficié d'un mandat de 25
000 $ donné en direct en 2007 pour préparer les traitements de 2008 sur
ce territoire» (i.e. le secteur Trois-Rivières-Ouest), peut-on lire dans
la lettre adressée par Desfor au Vérificateur général.
Desfor aurait aimé
pouvoir soumissionner pour faire l'épandage de larvicides dans le
secteur Trois-Rivières-Ouest, mais tout comme cela semble avoir été le
cas d'Accès Solutions sans fil, les délais imposés par la Ville étaient
trop courts. «L'année dernière, la Ville a conduit l'appel d'offres à la
toute dernière minute (mi-avril) alors que les travaux débutaient», se
plaint Richard Vadeboncoeur dans sa lettre à Jean-Yves Martin.
«Étrangement, la
firme qui a été mandatée (GDG) avait eu en 2007 un mandat de 25 000 $
accordé en direct pour justement préparer ces travaux (cartographie,
géomatique, etc.)», signale M. Vadeboncoeur.
Guy Juneau, de la firme Accès Solutions sans fil
s'est plaint, lors de la dernière assemblée du conseil municipal, que
les exigences techniques de la Ville étaient à ce point précises dans
les devis, qu'il était impossible pour lui de déposer une proposition
dans les délais prescrits.
Or, Desfor se plaint de la même situation. «Par
exemple, des éléments d'évaluation utilisés reposaient sur des critères
demandant 21 ans d'expérience», illustre M. Vadeboncoeur. Or, sa firme
possède une dizaine d'années d'expérience tandis que GDG en détient 22.
Cela, ajoute M. Vadeboncoeur, n'a jamais empêché sa firme - sauf à
Trois-Rivières - d'obtenir de très gros contrats, notamment à Ville de
Laval qui compte 150 km carrés à traiter comparativement au secteur
Trois-Rivières-Ouest qui n'en compte qu'une vingtaine.
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